Quel avenir pour les habitants de la Friche RVI de Lyon ?

Publié le par Martin Julhes

Retrouvez ici un très bon article d'Abdelwahid Djaballah publié dans Lyon Mag hier qui dresse un état des lieux de la situation de la Friche RVI à Lyon. La Friche est une usine désaffectée qui fut occupée successivement par Rochet schneider (1901), Zenith (carburateurs), Berliet (1959) et Renault Véhicules Industriels (d'ou le nom). Ce lieu est un témoignage immatériel de la traversée du XXe siècle à travers les deux guerres mondiales, les 30 glorieuses, mai 68 et les premiers krachs pétroliers. L’usine située dans le quartier Montplaisir (8ème arrondissement) cesse ses activités industrielles en 1998. Le Grand Lyon devient propriétaire des lieux fin juin 2002 attribuant à ce lieu l’identité de bien public. Une moitié des bâtiments est vendue à la SEPR (Société d'Enseignement Professionnelle du Rhône) pour la construction d’un centre de formation professionnelle (les travaux ont eu lieu de fin juillet 2003 à fin été 2005, l’ouverture du centre ayant eu lieu en sept 2005) et en septembre 2003 il reste 34 000 m² de bâtiments sur les 75 000 m² d’origine.

Depuis 2002, des artistes des riverains, des militants, ont investi cet espace pour vivre une nouvelle expérience collective, la ville de Lyon qui souhaitait développer de Nouveaux Territoires de l’Art ayant jugé utile de tenter l’expérience en proposant une convention d’occupation des lieux. Au cours de l’année 2003, les Bâtiments de France commencent à s’intéresser au lieu et classent une partie de ce symbole ouvrier au patrimoine industriel. La grande verrière - « nef de lumière » - et les murs d'enceinte de la friche sont concernés et ne peuvent être démolis, préservant ainsi une partie du lieu des pelleteuses. Cela a de l'importance car la Friche RVI, qui est un enjeu électoral d'importance, inspire de nombreux projets de transformation. Pendant la campagne municipale de 2008, les prétendants au poste de maire on chacun donné leur vision du devenir de la friche, on a parlé de piscine, de logements, de parking... Certaines associations et habitants de la Friche RVI se sont regroupés pour former « Collectif Friche Autogérée » qui défend le projet « Carré Vert » afin de demander aux collectivités de conserver une trace de ce patrimoine industriel.

L'évacuation des artistes de la friche RVI pouvant avoir lieu en juin, merci de diffuser largement l'article de Lyon Mag qui - faute de pouvoir changer les choses - a le mérite de rendre-compte de la situation préoccupante que vivent les habitants de la friche aujourd'hui.

Publié dans Coup de gueule

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