Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 14:18

L'équipe de OPLA a travaillé avec une trentaine d’adolescents scolarisés au collège Camara Laye pour développer le projet Magic Forest ("Weogo sin ya néeré" en moré), dans le quartier de Gounghin à Ouagadougou à raison d'un atelier de deux heures par jour. Les jeunes étaient volontaires, motivés et il aura fallu dix jours de préparation pour mettre en place l'installation interactive visuelle et sonore, qui a suscité la curiosité de la part des habitants et une immense fierté chez les jeunes. Entre séances d’enregistrements, ateliers peinture, bricolage, repérages, montage des bandes son, achat du matériel et réalisation d’une fresque de près de quatorze mètres de long, il n’a pas fallu trainer. Ce fut une très belle expérience, riche en échanges, en rencontres et nous avons invité le public du festival Rendez-vous chez nous à découvrir le résultat de notre travail en continu du 8 au 12 février dès la nuit tombée.

Par Martin Julhès - Publié dans : Vidéo - Communauté : Arts de la rue
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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 13:53

Si l'argent poussait comme les arbres, le monde serait une vaste forêt.

Si la masturbation rendait sourd, les maisons de disques fermeraient.

Si les fous prenaient le pouvoir, il n'y aurait plus de marées noires.

Si la télévision rendait intelligent, l'école ne serait plus obligatoire.

Si des cornes poussaient sur la tête des cocus, le monde serait peuplé de béliers.

Si les fumeurs arrêtaient de fumer, on dirait que le tabac est bon pour la santé.

Si les extraterrestres nous envahissaient, ils découvriraient une nouvelle race de moutons.

Si le vote changeait la vie, il n'y aurait plus d'élections.

Si la vie avait le parfum d'une fleur, les fleuristes se feraient braquer.

Si Sarko est notre sauveur, alors Kim Jong-il est une fée.

Si la guerre règle les conflits, est-ce que se sont les conflits qui règlent la guerre ?

Si c'est la mer qui prend l'homme comment expliques-tu que je prenne ta mère ?

Si les cons prenaient les armes, la France serait à feu et à sang.

Si le marchand de sable est triste c'est qu'il a rencontré le vendeur de ciment.

Si l'eau venait à disparaître, espérons qu'elle n'emporte pas le pastis avec elle.

Si tes rêves sont illusoires sache que mes cauchemars sont bien réels.

Si c'est le bonheur qui rend ivre comment expliquer que tant de gens boivent ?

Si je suis fan de télé-réalité c'est qu'il m'est arrivé que la réalité me déçoive.

Si manger de la merde rendait impuissant, les gens n'iraient plus au Mac Do.

S'il y avait des diamants sur la banquise, les ours polaires ne finiraient pas à l'eau.

Si votez FN était une maladie il n'y aurait plus de sécurité sociale.

Si tu penses qu'on ne fait rien avec des si, va donc chercher ta carte électorale,

Si tu ne veux pas voir au deuxième tour s'affronter l'UMP et le Front National.

miguel-donvel-le-clown-et-sa-carte-electorale.jpg

Par Martin Julhès - Publié dans : Coup de gueule
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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 17:53

OPLA, association lyonnaise spécialisée dans la conception et la production de projets artistiques et culturels donnés à voir hors des lieux préétablis, partira avec une équipe de 13 personnes au Burkina Faso dès la fin du mois de janvier afin de prêter main forte à l'équipe technique du festival international dédié aux arts de la rue Rendez-vous chez nous. OPLA fera également partie de la programmation et présentera à Ouagadougou son projet de médiation lumineux intitulé Magic Forest.

Le festival « Rendez-vous chez nous - Les villages d'Afrique accueillent les arts de la rue », est organisé par l'association ACMUR, Arts Clowns, Marionnettes et Musique dans Nos Rues qui se consacre aux activités liées aux arts de la rue : formation, création et diffusion de spectacles dans l'espace public, pour la démocratisation et la décentralisation de la culture au Burkina Faso. Ces actions s'inscrivent à long terme dans le cadre du Projet de développement des Arts de la rue en Afrique de l'Ouest.

Afin de soutenir le festival OPLA organise deux soirées de soutien au mois de janvier, l'une à Paris à la Joie du Peuple et l'autre à Lyon au Périscope. Retrouvez à la suite les affiches de ces soirées avec toutes les informations utiles, en cliquant sur celles-ci vous pourrez les télécharger.

Flyer Burkina Soutien RECTO

Flyer_Burkina_Soutien_RECTO-copie-1.jpg

Par Martin Julhès - Publié dans : Annonce d'évènement - Communauté : Arts de la rue
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 17:02

L'Usine - lieu conventionné dédié aux arts de la rue situé à Tournefeuille en banlieue de Toulouse - est déserte en ce jeudi 22 décembre. On passe le portail et on aperçoit un petit hangar rempli des fameux Pheuillus de la compagnie historique Le Phun. Ils sont nombreux et gisent dans à peu près toutes les positions possibles et imaginables. Il ne fait pas très froid pour un mois de décembre mais le temps est maussade, chargé d'humidité. On continue notre route, on aperçoit des caravanes et on pénètre dans le bâtiment, flambant neuf, mis à disposition par la municipalité et le Grand Toulouse. Un mec au bar discute avec un autre mec, vraisemblablement de passage. On balaye un long moment l'endroit des yeux avant de les couper dans leur discussion. On se présente, le mec derrière le bar nous sourit et nous conduit dans les bureaux où Céline Blanché, en charge de la communication notamment, est en train de boucler la nouvelle plaquette qui doit partir à l'impression. Mathieu Maisonneuve - le directeur - n'est pas là, en vacances, et elle n'a pas le temps, à regret, de nous faire la visite des lieux mais nous invite à nous promener à notre guise. C'est sans doute le jour le plus calme de l'année et tout est silencieux. On entre dans l'atelier commun des compagnies La Machine et Le Phun. C'est plutôt bien ordonné, la déco est sommaire. Sont entreposés quelques restes de spectacles, notamment une sorte de grande roulotte qui a servi pour la chouette déambulation du Phun vendredi 16 dans Toulouse. Il y a de la ferraille et tout l'outillage nécessaire pour réaliser d'imposantes constructions. Marrant de se retrouver là, dans ce désert de bois et d'acier, alors que le reste de l'année le bruit des machines doit remplacer le cliquetis des gouttes d'eau sur la toiture en tôle. Un autre mec nous rejoint, il cherche quelqu'un, on lui explique qu'il n'y a pas âme qui vive. Il fait partie de La Ménagerie, un collectif d'artistes et de techniciens passionnés de cinéma d'animation, et nous emmène dans son espace de travail. On bavarde un peu, il est très sympa, il s'intéresse à ce que nous faisons et nous présente son travail, dans les quartiers sensibles de Toulouse. On échange nos contacts avant qu'il ne file faire une course. En partant on passe devant une grande salle carrée haute de plafond, sûrement un lieu de répétition et on se dit qu'une usine c'est bien triste sans ouvriers. On repassera c'est sûr, en attendant on file boire une bière à l'Utopia et discuter cinéma.

Par Martin Julhès - Publié dans : Report - Communauté : Arts de la rue
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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 21:29

Des milliers de jeunes ont choisi de quitter les chemins balisés de la société contemporaine. Ils ont laissé leur famille, leur foyer et l'école pour se lancer sur les routes de France. Seuls ou en groupe, ils vivent de petits boulots ou font la manche, au hasard de leurs destinations. Aurélia et Saada rêvent de se rendre en Afrique tandis que Bitch et sa bande ont plaqué leur apprentissage et sillonnent le pays. Jasmin, lui aussi, vit sur les routes. Malgré les dangers inhérents à cette existence nomade, tous tiennent à garder sauve leur idée de la liberté. Ils avancent tous cette volonté de vivre selon leurs propres règles, au gré de leurs envies.

Pendant un an, Gabrielle Culand est partie sur la route à la rencontre de cette nouvelle génération de routards. Elle a partagé leur quotidien et recueilli leur témoignage : celui d’une jeunesse qui a décidé de vivre, tant bien que mal, "autrement".

 


Par Martin Julhès - Publié dans : Vidéo
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